L’IA peut faire ton logo

Mais peut-elle vraiment faire ton image de marque?

On ne t’apprendra rien : l’intelligence artificielle a changé notre façon de travailler.

En quelques secondes, elle peut générer une image. En quelques minutes, explorer des dizaines de pistes. Elle peut nous surprendre, et même accélérer notre travail.

Mais il y a une différence importante entre générer quelque chose et créer quelque chose qui répond réellement à un besoin de communication.

Pour l’illustrer, on a fait un petit exercice à partir d’un vrai mandat réalisé à l’agence : la refonte de l’image de marque de Partage.

« IA, fais-moi un logo pour Partage. »

On donne volontairement très peu d’information à l’IA. À peu près ce qu’un utilisateur moyen pourrait lui demander.

Logo généré par l’IA à partir d’une demande minimale

Ça ressemble à un logo… déjà vu.

Il manque encore une intention, une personnalité, une stratégie et surtout une idée suffisamment distinctive pour exister véritablement.

Et avec un vrai brief d’agence, c’est mieux?

On recommence. Cette fois, on explique davantage l’organisme, sa mission, ses besoins, son positionnement et ce que l’identité devrait communiquer. Le même brief donné à nos équipes.

<Logo généré par l’IA à parir d’un brief d’agence complet

Même outil. Meilleure direction. Meilleur résultat.

Et c’est une première leçon importante : l’IA est plus puissante quand quelqu’un sait quoi lui demander.

Le prompt compte. Mais le jugement de la personne qui le construit compte encore davantage.

ÇA SE CORSE!

Maintenant, donne-nous le fichier vectoriel.

Parce qu’un logo ne vit pas seulement dans une fenêtre de clavardage.

Il doit être imprimé. Agrandi. Réduit. Reproduit. Décliné. Utilisé sur une affiche, un vêtement, un véhicule, un site Web, une enseigne ou une publication.

Alors on demande à l’IA de transformer sa proposition en véritable fichier vectoriel exploitable.

Et c’est ici que la magie s’arrête et rencontre la réalité…

Tentative de vectorisation du logo par l’IA
Détail des formes et courbes approximatives du fichier vectoriel généré par l’IA

C’est là qu’est la limite de l’IA : l’image générée devient un assemblage de formes très approximatives, une mauvaise police, des formes et des courbes à reprendre et des éléments qui nécessitent l’intervention d’un graphiste.

L’IA nous a donné une idée du logo possible, mais n’arrive pas à livrer les essentiels.

Et cette nuance compte énormément lorsqu’on passe de l’idée à la production.

Et quel est le résultat créé par nos iH (intelligences humaines)?

Voici finalement l’image de marque créée par notre équipe pour Partage.

Image de marque de Partage créée par l’équipe de l’agence

Le choix du phylactère (la bulle) n’est pas simplement esthétique.

Partage est un organisme qui écoute. Qui échange. Qui accompagne.

La bulle de conversation devient donc beaucoup plus qu’un contenant graphique : elle donne une fonction au logo.

On peut dire :

Besoin d’aide alimentaire?

Et Partage répond :

PARTAGE.

Le logo devient une prise de parole. Une réponse. Un accusé de réception.

La typographie, elle, se veut accessible, chaleureuse et contemporaine, tout en conservant le professionnalisme nécessaire à un organisme bien établi.

Chaque choix existe pour une raison.

Et c’est précisément là que se trouve la différence entre faire un logo (IA) et construire une image de marque (IH).

Alors, l’IA peut-elle faire ton logo?

Oui.

Mais est-ce le bon logo?

  • Est-ce qu’il répond au bon problème?
  • Est-ce qu’il est distinctif?
  • Est-ce qu’il fonctionnera partout?
  • Est-ce qu’il pourra évoluer?

C’est là que l’humain demeure essentiel.

Et inversement, ignorer aujourd’hui ce que l’IA peut apporter serait se priver d’un outil créatif et productif exceptionnel.

Chez nous, on ne choisit pas entre l’humain et l’intelligence artificielle.

On sait quand l’utiliser, comment la diriger, jusqu’où l’amener, et quand reprendre le crayon.

Parce que la véritable valeur n’est pas de tout faire avec l’IA.

C’est de savoir quoi lui confier pour aller plus vite, plus loin et parfois ailleurs, sans jamais perdre ce que l’humain apporte de plus précieux : l’idée, l’émotion et le jugement.

Ils nous font confiance

UNISOYA